Rencontre avec Martine Moussongo Happi : le visage d’ange derrière la Cameroon Fashion Week

Avec quelques mots en anglais glissés dans une phrase en français, c’est au beau milieu de l’effervescence de la Cameroon Fashion Week que nyangaa.com a pu arracher quelques minutes à Martine Moussongo Happi plus connu sous le nom de Miss Boss Fashion pour une petite conversation. La meilleure styliste d’Angleterre en 2015 a bien voulue jouer au jeu des questions réponses….

 Pourquoi avez-vous décidez d’organiser la Cameroon Fashion Week ?

Pour être plus spécifique c’est la deuxième édition, parce que la première édition c’était l’année dernière mais sous le nom de Miss Boss gala fashion show ; et au fait en quelque temps au Cameroun, j’ai réalisée qu’il n’y avait pas beaucoup d’événements de mode. En fait on en a mais pas assez qui valorisait la mode et j’ai donc décidée de présenter ma collection et puis je me suis dit pourquoi le faire toute seule ?on peut le faire avec d’autres stylistes, inviter de jeunes stylistes qui ne sont pas connu à venir défiler et l’impact est incroyable. J’ai vue qu’il y avait beaucoup de talents, d’étoiles mais qui n’avaient pas l’opportunité de s’exprimer. J’ai fais mes recherches et j’ai réalisée en tant que meilleure styliste de l’Angleterre que London fashion week, Paris fashion week, Milan fashion week, New York fashion week, Lagos fashion week existent et je me suis dit dans mon pays Cameroon fashion week, il y’en a pas. Et je me suis dis tient ça va être une autre belle opportunité, on va ça plus grandiose et faire avec la Cameroon fashion week.

Est-ce que vous êtes satisfaite du résultat de cette édition?

Vous savez les mots me manquent parce que franchement tout le monde a apprécié, les remarques ont vraiment été très positives, il y avait beaucoup de monde, ils ont aimé, les stylistes étaient incroyables, ils étaient préparés pour cet événement. On le prépare depuis un an, c’était trop beau, c’était vraiment bien.

Que pensez-vous de la mode au Cameroun ?

Je pense que d’après les créateurs et les stylistes qu’on a vu qui ne sont même pas connus, qui n’ont pas la touche professionnelle c'est-à-dire il y a une base quand on est couturier, il y a des tailleurs qui font des tenues sans les patrons, sans les mesures parce que j’ai de nouveaux stylistes qui m’ont dit mais comment mesurer un mannequin, comment faire une taille moyenne et je me dis mais comment ils font ? et franchement sans avoir cette base là et voir ce qu’ils ont fait c’est incroyable, c’est vraiment génial.

Et les mannequins sont-ils aussi professionnels que ceux que vous côtoyez à Londres.

Ils étaient très compréhensifs, ils ont eu l’une des meilleures chorégraphes de l’Angleterre, elle ne s’est pas plainte du tout ; il fallait justement ajouter la touche professionnelle et elle les a entraînés, ils étaient préparés, ils captaient tout de suite, très très vite parce que ce sont déjà des passionnés et oui ils se sont vite adaptés et ils ont fait un show extraordinaire.

Quel est le secret de votre réussite dans le monde de la mode selon vous ?

Le secret de ma réussite (rires), elle est bonne cette question. Tout d’abord je suis une chrétienne, je prie beaucoup, mon inspiration elle est spirituelle donc mon inspiration vient du Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et je suis passionnée par la mode aussi, je suis née dans ça et c’est donc la croyance, la vision et la  confiance dans le fait de pouvoir réaliser ce que vous avez vu.

Pourquoi avoir appelée votre dernière collection Lumière ?

Oui la dernière collection lumière (rires), elle était bien brillante, il y avait des couleurs très vives. Si vous regardez mon parcours et mes collections, mon travail, la dernière collection s’appelait Rainbow en français arc en ciel, donc je suis fascinée par tout ce qui me ramène vers la nature et la nature est bourrée de couleurs, on y trouve des fleurs jaunes, rouges, vertes et Light(lumière) je l’ai intitulée pareil parce que c’est vraiment la lumière.

Après le succès  à Londres comment votre marque est-elle accueillie au Cameroun ?

Je pense que ça commence à prendre, les camerounais commencent à comprendre ce qu’est une robe sur mesure, une styliste. On a encore beaucoup de travail à faire parce qu’il y en a beaucoup qui ne comprennent pas, qui ne savent pas faire la différence. Mais je pense que le nom commence à s’insérer petit à petit et voilà quoi…

Merci d’avoir répondu aux questions de nyangaa.com, on se donne RDV l’année prochaine

Exactement, merci beaucoup. J’aimerai dire à nynagaa.com merci de nous avoir accompagnés, nous étions ravis de vous avoir et on espère vous revoir l’année prochaine.

Propos recueillis par Nadine

 

 

 

 

 

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